Cher Bruno,
Je suis absolument scandalisé par le refus de la commission d'aide sélective du CNC (pour la rénovation des salles de cinéma) à donner un avis favorable à votre projet d'extension du MELIES à Grenoble !
Je connais (pour être venu au MELIES invité pour TOUS mes films) la qualité exceptionnelle d'ouverture de votre programmation "Art & Essai" et "Recherche" dans une ville de la taille de Grenoble où - si vous n'existiez pas - tout un pan du cinéma ne serait plus diffusé.
Je sais aussi l'importance de votre travail en direction des jeunes publics qui n'auraient jamais eu, sans vous, l'occasion de voir mes films, tels "FAIRE KIFER LES ANGES ou "ON N'EST PAS DES MARQUES DE VELO", qui luttent contre la ghettoïsation des banlieues en redonnant parole et fierté aux artistes qui en sont issus et réclament davantage de justice sociale dans ce pays par un dialogue constructif avec les centre villes.
Une salle telle que le MELIES joue un rôle capital pour lutter contre la désagrégation sociale de ce pays et pour le respect de la diversité des publics.
Je suis d'autant plus scandalisé par cette décision du CNC (remettant en cause son rôle de soutien à la diversité culturelle et au renouvellement du cinéma) que je sais combien, depuis des années votre travail est contrarié par la petitesse de votre salle (eu égard au poids démesuré d'Europalace dans l'agglomération grenobloise) : par exemple j'avais été attristé, avec vous, (lors de ma dernière venue au MELIES pour un débat après la projection d"ALLEZ YALLAH!") que vous ayez été contraints (la salle de 96 places bondée !) de refuser l'entrée à un public de plus de 50 personnes qui avaient attendu en vain dehors.
Non seulement un film qui défend la laïcité dans ce pays et met en garde contre les menaces islamistes sur nos sociétés, ne peut passer que dans votre SEULE salle à Grenoble, mais en plus, malgré une demandé avérée, doit refuser des spectateurs qui voudraient le voir !
Où est, dans ce pays, la liberté du public à voir les films de son choix ?
Quelle est la politique culturelle qui prend peur devant les puissances financières et ne régule plus le marché cinématographique en soutenant des salles qui - telles la vôtre - défendent le cinéma comme Art et sont une dernière chance pour toute une catégorie de films à avoir accès au public ?!
Je salue votre combat indispensable à la diversité du 7° Art et à son renouveau. Merci.
Avec toute mon amitié sincère.
Je suis absolument scandalisé par le refus de la commission d'aide sélective du CNC (pour la rénovation des salles de cinéma) à donner un avis favorable à votre projet d'extension du MELIES à Grenoble !
Je connais (pour être venu au MELIES invité pour TOUS mes films) la qualité exceptionnelle d'ouverture de votre programmation "Art & Essai" et "Recherche" dans une ville de la taille de Grenoble où - si vous n'existiez pas - tout un pan du cinéma ne serait plus diffusé.
Je sais aussi l'importance de votre travail en direction des jeunes publics qui n'auraient jamais eu, sans vous, l'occasion de voir mes films, tels "FAIRE KIFER LES ANGES ou "ON N'EST PAS DES MARQUES DE VELO", qui luttent contre la ghettoïsation des banlieues en redonnant parole et fierté aux artistes qui en sont issus et réclament davantage de justice sociale dans ce pays par un dialogue constructif avec les centre villes.
Une salle telle que le MELIES joue un rôle capital pour lutter contre la désagrégation sociale de ce pays et pour le respect de la diversité des publics.
Je suis d'autant plus scandalisé par cette décision du CNC (remettant en cause son rôle de soutien à la diversité culturelle et au renouvellement du cinéma) que je sais combien, depuis des années votre travail est contrarié par la petitesse de votre salle (eu égard au poids démesuré d'Europalace dans l'agglomération grenobloise) : par exemple j'avais été attristé, avec vous, (lors de ma dernière venue au MELIES pour un débat après la projection d"ALLEZ YALLAH!") que vous ayez été contraints (la salle de 96 places bondée !) de refuser l'entrée à un public de plus de 50 personnes qui avaient attendu en vain dehors.
Non seulement un film qui défend la laïcité dans ce pays et met en garde contre les menaces islamistes sur nos sociétés, ne peut passer que dans votre SEULE salle à Grenoble, mais en plus, malgré une demandé avérée, doit refuser des spectateurs qui voudraient le voir !
Où est, dans ce pays, la liberté du public à voir les films de son choix ?
Quelle est la politique culturelle qui prend peur devant les puissances financières et ne régule plus le marché cinématographique en soutenant des salles qui - telles la vôtre - défendent le cinéma comme Art et sont une dernière chance pour toute une catégorie de films à avoir accès au public ?!
Je salue votre combat indispensable à la diversité du 7° Art et à son renouveau. Merci.
Avec toute mon amitié sincère.
Jean-Pierre Thorn, cinéaste