Je suis véritablement indigné par le refus de la commission d'aide sélective du CNC de donner un avis favorable à votre projet d'extension.
Cette décision du CNC - remettant en cause son rôle de soutien à la diversité culturelle et au renouvellement du cinéma - est d'autant plus heurtante que nous savons combien, depuis longtemps, votre travail est limité par la taille de votre salle.
Je me permets de dire nous, car de nombreux réalisateurs sont passés par le Méliès et connaissent la qualité de votre action. Cela est de notoriété publique !
Il est évident que votre programmation courageuse devrait être un exemple aux yeux du CNC.
Comme il est évident qu'un soutien - via la Commission d'aide sélective à la création et à la rénovation des salles de cinéma - serait la réponse à donner à des groupes de distribution et d'exploitation qui ne cessent, eux, de cumuler les avantages de ces aides. De les détourner en leurs faveurs, de peser de tout leur poids politique sur le marché pour rayer de la carte les irréductibles défenseurs d'un cinéma en tant qu'Art et non en tant que produit. Il y a quelques jours, en flânant à Grenoble, j'ai lu cette phrase dans la vitrine d'une librairie (Rue Emile Vialley, je crois): "Il faut arrêter de confondre ce qui se vend et ce qui est bien". J'ai le sentiment, que cette formule (de Bob Dylan, soit dit en passant) est portée par l'équipe du Méliès. Que les mots, par un travail d'équipe, deviennent une action sur le terrain. Est-ce cette action de terrain que l'on veut sabrer ? Il est évident qu'on veut la peau du Méliès et que le CNC, trop parisien, trop technocrate ne s'aperçoit de rien. Et répond froidement par des chiffres... "Ne s'aperçoit de rien"? ou bien : Est soudainement noyauté par des groupes de pression ? Il est évident que le chasseur de Méliès à sa cabane de traque dans l'Isère. Mais attention, le Méliès, se cache dans le Vercors. Et on connaît un grand moment de l'histoire de ces montagnes. Elles ont été, et resteront, le haut lieu de la résistance.
Cette décision du CNC - remettant en cause son rôle de soutien à la diversité culturelle et au renouvellement du cinéma - est d'autant plus heurtante que nous savons combien, depuis longtemps, votre travail est limité par la taille de votre salle.
Je me permets de dire nous, car de nombreux réalisateurs sont passés par le Méliès et connaissent la qualité de votre action. Cela est de notoriété publique !
Il est évident que votre programmation courageuse devrait être un exemple aux yeux du CNC.
Comme il est évident qu'un soutien - via la Commission d'aide sélective à la création et à la rénovation des salles de cinéma - serait la réponse à donner à des groupes de distribution et d'exploitation qui ne cessent, eux, de cumuler les avantages de ces aides. De les détourner en leurs faveurs, de peser de tout leur poids politique sur le marché pour rayer de la carte les irréductibles défenseurs d'un cinéma en tant qu'Art et non en tant que produit. Il y a quelques jours, en flânant à Grenoble, j'ai lu cette phrase dans la vitrine d'une librairie (Rue Emile Vialley, je crois): "Il faut arrêter de confondre ce qui se vend et ce qui est bien". J'ai le sentiment, que cette formule (de Bob Dylan, soit dit en passant) est portée par l'équipe du Méliès. Que les mots, par un travail d'équipe, deviennent une action sur le terrain. Est-ce cette action de terrain que l'on veut sabrer ? Il est évident qu'on veut la peau du Méliès et que le CNC, trop parisien, trop technocrate ne s'aperçoit de rien. Et répond froidement par des chiffres... "Ne s'aperçoit de rien"? ou bien : Est soudainement noyauté par des groupes de pression ? Il est évident que le chasseur de Méliès à sa cabane de traque dans l'Isère. Mais attention, le Méliès, se cache dans le Vercors. Et on connaît un grand moment de l'histoire de ces montagnes. Elles ont été, et resteront, le haut lieu de la résistance.
Alain Raoust, réalisateur.